L’Iran compte ramener le prix du baril de 72 à 40 dollars dans le budget

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petAli Tayyebnia, le ministre du pétrole iranien a déclaré jeudi que le gouvernement compte ramener le prix du baril de pétrole de 72 à 40 dollars dans le futur budget pour affronter la réduction des prix d’après l’agence Isna qui rapporte l’information.

« En considérant la situation, nous comptons modifier le prix du baril pour le ramener à 40 dollars » a expliqué Ali Tayyebnia en critiquant « l’ennemi qui veut anéantir l’Iran islamique ». le prix du baril a chuté à moins de 50 dollars contre plus de 100 dollar pendant l’été 2014.

Plusieurs cadres iraniens ont indexé l’Arabie saoudite et les Etats-Unis l’accusant d’avoir diminué de façon délibérée les cours du pétrole pour oppresser l’Iran surtout dans les négociations sur le dossier nucléaire iranien. Le gouvernement dirigé par Hassan Rohani avait proposé un budget pour la prochaine année en Iran évalué à 72 dollars. Le Parlement est en train d’étudier ce budget dans lequel les revenus pétroliers avaient réalisé 33% des recettes de l’Etat.

Le gouvernement en difficulté

La baisse du prix du pétrole place le gouvernement dans une situation complexe. « La réduction de la dépendance aux recettes pétrolières est l’unique solution pour que l’économie iranienne soit sauvée » a lancé M. Tayyebnia.

Le gouvernement iranien a promis s’en sortir

M. Rohani a déclaré mardi que l’économie iranienne pouvait contrer la chute des cours du pétrole, différemment d’autres producteurs à l’instar de l’Arabie saoudite et le Koweit « qui vont connaitre plus de souffrance » comparé à l’Iran. « Ceux qui ont organisé la baisse des prix du pétrole contre certains pays doivent savoir qu’ils vont le regretter » a lancé M. Rohani en indiquant que son pays va surmonter cette cabale ».

Les exportations de pétrole en Iran ont chuté de près de 2,5 millions de barils par jour en 2011 à près d’un million de barils vu les sanctions économiques américaines et européenne lancées pour essayer de d’amener le gouvernement iranien à faire des concessions par rapport à l’affaire du nucléaire critiqué. Et avec la baisse des prix du pétrole l’Iran est d’avantage oppressé.

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Magalie