Alstom et l’Etat mettent la main à la poche pour sauver Belfort

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Après avoir fait polémique, le site de Belfort sera finalement maintenu, le gouvernement et Alstom ayant trouvé un consensus. Pour ce faire, le gouvernement a annoncé plusieurs commandes et de nombreux investissements qui s’étaleront sur quatre ans afin que les nombreux emplois sur le site soient maintenus.

Le site de Belfort a été sauvé car le gouvernement a ouvert son carnet de chèque pour remplir le carnet de commandes d’Alstom avec trois commandes de trains.

Pour couronner le tout, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, a annoncé la nouvelle aux syndicats et différentes parties prenantes.

Cette commande comporte d’abord 15 TGV Euroduplex, qui vont desservir les lignes Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan. L’Etat a investi 450 millions pour que ces trains circulent un jour des voies communes, « avant que les lignes à grande vitesse n’investisse ces trajets », lit-on dans le texte.

D’autre part, la SNCF va acheter six TGV conçus exceptionnellement pour assurer la liaison Paris-Turin-Milan, confirmant les dires d’Alain Vidalies, parlant d’une enveloppe de 200 millions d’euros. La SNCF va aussi lance la commande de 20 locomotives diesel « qui viendront secourir les trains en panne », mais, le montant de cette transaction n’a pas été dévoilé.

Quant à Alstom, il a pris l’engagement dépensé 40 millions d’euros en trois portions pour son usine franc-comtoise, trente millions d’euros pour construire et développer un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel. Par ailleurs, cinq millions d’euros seront investis à partir de 2019 pour la modernisation des ateliers de maintenance ferroviaire à Belfort, en vue d’embaucher plus de 150 salariés.

Pour finir, Alstom compte diversifier ses activités au sein de l’usine de Belfort et créer de nouveaux types de trains mais également des voitures routières comme les bus électriques. Cinq millions d’euros seront investis pour réaliser ce projet à partir de 2020.

Des projets qui viendront compléter celui du « TGV du futur », qui devra être réalisé par Alstom et la SNCF dès décembre 2017, pour préparer de nouvelles commandes qui permettraient à l’usine de Belfort de fonctionner dès 2021.

Sachant qu’Alstom et l’Etat à travers l’Ademe qui ont injecté trente millions d’euros sur deux ans.

Éviter la fermeture

Le premier projet d’Alstom a été donc écarté. En fait, le groupe avait indiqué le 7 septembre, qu’il allait déplacer le département de l’ingénierie et celui de la production du site de Belfort vers celui de à partir de 2018.

Une annonce face à laquelle, le gouvernement a voulu réagir en sauvant les 400 emplois qui risquaient d’être supprimés, car c’est dans cette usine que fut construite le premier TGV pendant les années 70.

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Sophie