Afrique du Sud: la dépouille de l’otage assassiné au Yémen attendue

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La dépouille mortelle de Pierre KorKie, l’enseignant sud-africain retenu otage par Al-Qaida et tué au Yémen ce samedi au cours d’une opération de sauvetage ratée organisées par les forces spéciales américaines, devait regagner de façon discrète lundi en Afrique du Sud, à la demande de sa famille qui a demandé de prémunir l’intimité familiale.

afrikLe corps « fera l’objet d’une autopsie et sera remis à la famille » a indiqué Nelson Kgwete, le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères à l’AFP, indiquant que la famille Korkie avait demandé la plus grande discrétion.

Une conférence de presse en vue…

Yolande, sa femme est arrivée à Johannesburg lundi d’après le porte-parole de la famille Daan Nortier. Elle a annoncé qu’elle s’exprimera lors d’une conférence de presse mardi matin. « Elle ne reprendra pas aux questions pouvant susciter la controverse sur le terrain » a indiqué M. Nortier indiquant que ce qui est arrivé à Pierre Korkie a traumatisé la famille ».

Enseignant travaillant au Yémen

Agé de 56 ans, Pierre Korkie travaillait comme enseignant depuis quatre ans au Yémen au moment de son enlèvement avec sa femme à Taez dans le sud-ouest par les membres d’Al-Qaida dans la péninsule arabique, le 27 mai 2013. Les kidnappeurs demandaient une rançon de 3 millions de dollars, mais le gouvernement sud-africain avait refusé de verser par principe et que sa famille n’avait pas pu réunir.

L’enseignant a été abattu par des membres d’Aqpa, d’après Washington et les autorités yéménites, ainsi que l’otage américain Luke Somers, au cours d’une opération menée par les forces spéciales américaines pour les libérer samedi matin.

Ses proches son choqués…

Son assassinant a suscité l’émotion en Afrique du Sud et auprès de l’association caritative musulmane Gift of Givers qui avait entamé une négociation depuis une année pour liébrer l’enseignant, précisant, qu’il était sur le point d’être libéré dès dimanche a assuré l’ONG. Elle avait indiqué qu’elle avait réussi à réuni 200 000 dollars auprès des proches et versés aux bédouins qui ont servi d’intermédiaires.

Par contre, « Le gouvernement américain n’était absolument pas au courant de négociations entre Gift of the Givers et ces preneurs d’otage brutaux d’Al-Qaïda », a indiqué lundi sur la radio 702 l’ambassadeur américain en Afrique du Sud, Patrick Gaspard, indiquant que l’opération des forces spéciales devait contribuer à la libération de l’otage américain qui était menacé d’être exécuté par ses ravisseurs. Washington ne savait pas que Pierre Korkie était détenu au même endroit, a ajouté le diplomate.

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Magalie